GOAL : Devenir écrivain avec Elif

Image : La femme de Tolstoï n’aime pas les chats alors ce sont des couleuvres à collier qui habitent le jardin et la maison pour manger les rongeurs
cité par Elif Batuman dans Les possédés.

GOAL : Grand Oral Anglophone Literature

Pour ce Grand oral, il y a deux membres du jury.
L’un-e des deux peut ne pas être anglophone !!!

Je dois préparer mon oral d’anglais … en français !!!

Début 2026, j’ai commencé à écrire un roman en … anglais.
En quelques sorte, je prends des cours avec la New-Yorkaise Alif Batuman.

Voici ce qu’elle dit dans divers articles et bouquins – texte original en anglais à la suite.

Un roman n’est pas seulement une histoire, c’est une forme capable d’accueillir de nombreux types de langage.

Batuman suit l’idée de Bakhtine selon laquelle le roman est une forme très vaste.
Il peut inclure l’essai, la confession, le journalisme, le lyrisme, le dialogue, le langage universitaire, la parole quotidienne, une langue étrangère, etc.
Le roman devient ainsi un lieu où différents « langages » entrent en dialogue.

Le roman est plus libre que le récit autobiographique, parce qu’il n’a pas à prouver une vérité factuelle.

Pour Batuman, si l’essentiel est la vérité objective, vérifiable, alors le livre devrait être de la non-fiction.
Mais si l’essentiel est l’intériorité, les relations, la subjectivité et la narration, alors il doit devenir roman. La fiction donne accès aux personnes comme personnages, et non seulement comme faits vérifiables.

L’autobiographie peut être une matière pour la fiction, mais le résultat n’est pas simplement autobiographique.

Elle explique qu’elle écrit à partir de ses propres expériences parce que les questions et les problèmes qui l’intéressent sont souvent ceux qu’elle a vécus. Mais elle transforme ces expériences en fiction, notamment par le point de vue, la construction narrative et la vie intérieure des personnages.

Un écrivain doit être ouvert à tout.

Batuman associe le devenir-écrivain à une disponibilité envers les expériences étranges, gênantes, maladroites ou inconfortables.
Pour Selin, l’héroïne de L’Idiote, devenir écrivaine signifie être « ouverte à tout ». Ce n’est pas un héroïsme romantique : c’est aussi comique, embarrassant et moralement risqué.

Un roman ne doit pas être trop “efficace”.

Elle résiste à l’idéal des ateliers d’écriture où chaque phrase doit être parfaitement tendue, utile et compressée.
Pour elle, un long roman a besoin de « temps morts » : déplacements ordinaires, conversations sans événement majeur, attente, transitions. Cela donne au lecteur le rythme de la vie réelle, où les moments intenses alternent avec l’ennui, le flottement ou la suspension.

La vie n’obéit pas à des attentes narratives bien ordonnées.

Batuman admire Tolstoï parce qu’il installe une direction narrative attendue, puis montre que la vie continue dans une autre direction.
Pour elle, le roman peut saisir ce moment étrange où une histoire semble avoir atteint sa conclusion, mais où quelque chose d’autre arrive, et où la vie bifurque.

La littérature russe lui donne un modèle de profondeur psychologique et comique.

Dostoïevski compte beaucoup pour elle parce que le monde y apparaît comme un dialogue infini de voix intérieures et extérieures.
Selin, l’héroïne de L’Idiote, vit comme si un roman psychologique se déroulait constamment dans sa tête.

L’écriture commence par des questions, non par des réponses.

À propos de Either/Or, Batuman explique que les réponses ne sont pas le meilleur point de départ pour écrire. Écrire, c’est ouvrir les choses plutôt que les refermer. Le roman devient alors une enquête sur la manière dont la réalité est construite : par le langage, le pouvoir, l’éducation, l’amour, la sexualité, la politique, la famille et la tradition littéraire.

L’écrivain a besoin d’histoire littéraire et d’expérience du monde, pas seulement de “technique”.

Batuman a critiqué une certaine culture des ateliers d’écriture créative, trop centrée sur les règles de fabrication du texte. Son idéal est que les écrivains doivent apprendre l’histoire, la littérature, les langues, les institutions et le monde – et pas seulement des règles techniques de style.

Synthèse

Pour Elif Batuman, écrire un roman ne consiste pas d’abord à demander :

Comment construire une intrigue ?

Il s’agit plutôt de demander :
– Qu’est-ce que la vie fait éprouver de l’intérieur ?
– Quels langages façonnent notre réalité ?
– De quelles histoires avons-nous héritées ?
– Que se passe-t-il lorsque la littérature, l’amour, l’éducation, la politique et l’expérience ordinaire entrent en collision ?

1. A novel is not just a story

A novel is a form that can contain many kinds of language.
Batuman follows Bakhtin’s idea that the novel is a very broad form.
It can include essay, confession, journalism, lyricism, dialogue, academic language, everyday speech, foreign language, and many other voices.
The novel becomes a place where different “languages” enter into dialogue.

2. The novel is freer than memoir

The novel is freer than memoir because it does not have to prove factual truth. For Batuman, if the important thing is objective, verifiable truth, the book should be nonfiction.
But if the important thing is interiority, relationships, subjectivity, and storytelling, then it should become a novel. Fiction gives access to people as characters, not merely as verifiable facts.

3. Autobiography can become fiction

Autobiography can be material for fiction, but the result is not simply autobiographical. Batuman writes from her own experiences because the questions and problems that interest her are often ones she has lived. But she transforms those experiences into fiction, especially through point of view, narration, and interior life.

4. A writer must be open to everything

Batuman links becoming a writer with accepting strange, awkward, sometimes uncomfortable experiences. For her, being a writer means being open to what happens: encounters, misunderstandings, embarrassment, desire, confusion, and uncertainty. This openness is not purely romantic; it can also be comic and morally risky.

5. A novel should not be too efficient

Batuman resists the idea that fiction must always be perfectly tight and compressed. A long novel needs “dead time”: ordinary movement, uneventful dialogue, waiting, transitions, and apparently secondary moments. These give the reader the rhythm of life, where intense moments alternate with dull or suspended time.

6. Life does not obey neat plots

Batuman admires writers such as Tolstoy because they show that life does not always follow the plot we expect. A story may seem to have reached its destination, but then something else happens and life continues. The novel can show this open-ended quality of experience.

7. Russian literature is a major model

Russian literature gives Batuman a model of psychological, comic, and philosophical depth. Dostoevsky matters to her because the world can appear as an endless dialogue of inner and outer voices. Her characters often experience life as if a psychological novel were constantly unfolding inside their minds.

8. Writing begins with questions, not answers

For Batuman, writing is not mainly about delivering conclusions.
It is about opening questions.
The novel becomes an inquiry into how reality is constructed: by language, power, education, love, sex, politics, family, and literary tradition.

9. A writer needs more than “craft”

Batuman has criticized a narrow idea of creative writing based only on technique or workshop rules. Her ideal is that writers should learn history, literature, languages, institutions, and the world – not only technical rules about style.

Synthesis

For Batuman, writing a novel is not mainly asking :

How do I build a plot ?

It is asking:
What does life feel like from inside?
What languages shape our reality?
What stories have we inherited?
What happens when literature, love, education, politics, and ordinary experience collide?

Avec l’aimable gros coup de main de ChatGPT.

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Réponses

  1. […] Du coup, je suis en train d’apprendre à faire des cocottes en papier dont j’ai besoin pour mon Grand oral d’anglais. […]

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  2. […] Le lendemain du bac – le 26 juin – je vais continuer à écrire mon roman en anglais. […]

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